Un peu d’histoire

Un peu d’histoire

Origines de la pêche (?).

Depuis la nuit des temps et même le matin de bonne heure, l’homme  n’a dû sa survie qu’à son ingéniosité et sa faculté d’adaptation. Sa subsistance se limitait à se nourrir de ce qu’il cueillait. Mais très vite sa nourriture s’est diversifiée. Cinq fruits et légumes par jour c’est bien mais, bon, il faut quand même varier les menus.

L’homme s’est donc adonné à la chasse. Mais comme le gibier noble courrait beaucoup plus vite que lui, certaines fois, le chasseur devenait proie. Aussi il s’est rabattu sur la chasse du poisson, plus calme mais surtout moins dangereux.

La pêche a une origine très ancienne. Elle est pratiquée dans la plupart des civilisations. Les plus anciens outils de pêche connus remontent à la préhistoire.

Les premiers harpons avec pointes en silex ou en os qui ont été découverts datent également de cette période, le pêcheur de ces temps-là s’apparentait plus au braconnier affamé qu’au puriste adepte du no-kill.

Un peu plus tard l’homme façonnera les premiers hameçons taillés dans des fragments de défenses de sangliers, avec pointes acérées et hampes à gorge pour la ligature du fil.

 

Hameçons polynésiens, les hameçons de nos ancêtres devaient ressembler à cela. (Photo Google)

 

Au fil du temps et avec les progrès de la technologie, on emploiera le bronze, le fer, l’acier, l’inox, le titane et bientôt le rayon laser pour capturer la gent halieutique.

Les premiers filets datent également du Néolithique. Ils étaient en fils de lin à mailles de différentes tailles, ils étaient munis de galets percés qui servaient de lest et des flotteurs en écorce de chêne liège.

Bien que n’ayant aucun témoignage recevable de l’époque, il y a fort à parier le pêcheur d’antan était aussi patient, observateur et inventif que celui d’aujourd’hui.

A force d’observation et de réflexion intense, il comprit vite que l’eau était froide en hiver et pêcher au harpon avec de l’eau jusqu’à mi-cuisse était assez inconfortable. Alors il décida d’inventer une autre méthode lui permettant de rester sur le bord de la rivière au sec.

Pour cela il lui fallait un instrument pour pêcher à distance. Tout en réfléchissant à ce problème, il se remit à la chasse. Mais cette fois ci il viserait plutôt du petit gibier, genre lapin, tortue, mouton voire sanglier ou plutôt marcassin.

C’est certainement lors de ces sorties de chasse qu’il eut l’idée du fil en crin de mammouth ou de cheval sauvage. Le crin de cheval eut sa préférence. En effet et tout le monde sait cela, il est plus facile de dompter un cheval qu’un mammouth.

Muni donc de ce crin de cheval, il lui fallait maintenant un ustensile pour pouvoir maitriser le poisson. Il attacha donc ce crin à un bâton et, à la manière d’un fouet, se mit à flageller les poissons de surface. Les seuls qu’il réussit à collecter étaient ceux qui étaient morts de rire.

Il fallut changer de méthode. C’est en s’enfonçant quelques centaines d’épines de ronciers dans les jambes qu’il s’aperçut que ça piquait et que c’était difficile à enlever. Un éclair de génie lui traversa l’esprit en même que la douleur aigüe lui fit pousser un cri de joie ou de douleur on ne sait pas. Toujours est-il qu’il venait de faire la découverte fondamentale de l’hameçon.

Certes il fallait améliorer le système, mais l’essentiel était là dans la peau de ses cuisses.

Je ne m’attarderai pas trop sur le reste, tout le monde le connait. Il confectionna des hameçons de plus en plus sophistiqués en os, en ivoire, en corne etc.

Le fil de pêche a dû être inventé bien avant le fil à couper le beurre. Pour preuve, le beurre n’a été inventé qu’après la recette de la truite meunière. Donc, le poisson devait être attrapé avant d’être cuit. CQFD !

Toute cette tradition de pêche s’est transmise de bouche à oreille, de génération en génération pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, à savoir un sport de loisir plus qu’une manière de subvenir à notre quotidien nutritionnel.

Aujourd’hui, on n’a plus rien inventé de spectaculaire. La canne existe toujours, la ligne, le bouchon et l’hameçon sont toujours là. Il n’y a que les matériaux qui changent. L’esprit et la méthode subsistent.

 

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